Servier "n'exclut pas" de monter une filiale commerciale aux Etats-Unis

PARIS, 1er décembre 2016 (APM) - Le laboratoire Servier, qui ne possède pas de filiale commerciale aux Etats-Unis, "n'exclut pas" de s'implanter a terme dans ce pays, premier marché pharmaceutique mondial, a indiqué son vice-président "development and licensing", Eric Falcand, jeudi lors d'une conférence de presse.

Le deuxième groupe pharmaceutique français a lancé des réflexions approfondies sur un projet qui, selon Eric Falcand, n'est pas sans risque. Les discussions sont encore en cours et aucune décision n'a été prise pour le moment, Servier souhaitant en priorité se concentrer sur des activités de développement outre-Atlantique.

"Pour être un acteur mondial en oncologie, il faut être présent aux Etats-Unis", a
estimé Eric Falcand.

Si le groupe ne possède pas de filiale commerciale sur place, ses produits y sont tout
de même vendus par le biais de partenariats commerciaux.

Mais cette stratégie oblige Servier, dont l'objectif est de renforcer sa position dans le cardiovasculaire et le diabète, et de devenir un acteur mondial de premier plan en oncologie, a se passer du chiffre d'affaires conséquent qu'il pourrait réaliser aux Etats- Unis, note-t-on.

Pour autant, il assure que cette implantation géographique centrée sur l'Europe et les marches émergents lui confère un vrai plus auprès de partenaires potentiels en R&D. Car les entreprises cherchant a s'allier avec un autre acteur pour développer leur projet ne souhaitent pas forcement en céder les droits pour l'ensemble du monde. Beaucoup ne veulent pas "mettre leurs œufs dans le même panier" et garder les droits sur le territoire américain, a explique Eric Falcand.

C'est ce que Servier, qui a signe plus de 40 partenariats en cinq ans avec des biotechs ou des grands groupes, a par exemple propose a Intarcia dans le diabète ou GeNeuro dans la sclérose en plaques (SEP) (cf APM GBRKD002 et APM GB6NFYQWB).

Servier n'est pas non plus présent commercialement au Japon, deuxième marche mondial pour le domaine stratégique de l'oncologie. Il dispose toutefois d'une entité chargée de la R&D et des partenariats.

Selon Eric Falcand, un projet d'implantation commerciale dans ce pays est a l’étude pour les seuls anticancéreux. Des partenariats continueront a être signes pour les autres aires thérapeutiques (cardiovasculaire, diabète, immuno-inflammation et neurosciences).
"C'est un marche sur lequel nous souhaitons nous focaliser", a dit le dirigeant. gb/ab/APM
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